Je voudrais voir…

« Je voudrais voir le monde dans un grain de sable,
Le paradis dans une fleur sauvage,
Tenir l’infini dans la paume de ma main
Et voir l’éternité durer une heure ».


William Blake
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Je veux être celle

Je veux être celle que tu laisses fouiller et sonder ton âme.
Je veux être celle devant qui tu restes incrédule quand elle te dit que non, « l’infidélité », elle ne voit pas où est le problème.
Je veux être celle qui t’ouvrira ses bras après un combat éprouvant.
Je veux être celle avec laquelle tu fais le serment de ne pas jouer aux petits jeux de pouvoir des couples habituels.
Je veux être celle qui te reconnecte à la joie d’être né Homme.

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Crinière de Feu

Alors il secoua sa crinière de feu et fit barrage de son poitrail. Non, il ne les laisserait pas passer, eux les mécréants, les non-croyants du Coeur et de l’Esprit. Il leur opposerait la stature de son corps musculeux et la douceur de son regard brun.
Amour, Courage et Vérité, voilà ce qu’il était venu accomplir.
Et il était prêt à y mettre tout la force de son coeur de Cheval.


 

Texte personnel, tous droits réservés.

Exhale.

Parce que ce n’est qu’un impératif d’honnêteté envers vous-mêmes qui vous poussera à ne jamais vous contenter de celui que vous êtes, mais à redevenir celui que vous avez toujours été. Jolis mots, livres et bougies ne sont que des égarements pour celui prêt à se tenir seul dans la nuit étoilée. Parce que ce n’est que muni de votre courage que vous oserez plonger en vous-même comme l’on plonge dans l’eau-miroir d’une piscine à l’heure de la fermeture. Personne. Le silence. Vous n’aurez pour seul écho que les battements de votre coeur.
Le courage dont je parle, c’est celui qui vous fait continuer malgré la douleur et les cris, malgré les supplications et les flatteries. C’est celui qui embrase votre coeur et qui illumine vos yeux d’un feu inconnu.

J’ai souvent cette envie de me perdre dans l’obscurité de la campagne en hiver. Regarder les étoiles, écouter le silence, et observer mon souffle se disperser dans l’air froid.
Frissonnante, je m’imagine la Lune me sourire comme une mère et les étoiles virevolter comme des soeurs turbulentes.

Le rien. Face à soi-même. Sentir sa voix intérieure, et, comme lancé aux étoiles, entendre le hennissement de mon coeur.
Exhale.


 


Texte personnel, tous droits réservés.

Jeanne d’Arc

Elle arpentait la lande, emplie des odeurs de la dernière pluie. L’armure cliquetait, le cuir grinçait, le temps n’était plus qu’une ébauche d’un Irréel qui murmurait son nom à la bourrasque du nord.
Et c’est alors qu’elle écarta les bras, exposant sa poitrine à l’Un. Portée par son étalon, elle quittait la pesanteur physique, elle, le pur Esprit. Touchée en plein cœur. Le monde fut illuminé : elle était l’Originelle, chevauchant Pégase lui-même. Le souffle de la bête la ramenait à la Création du Monde, où tout était à la fois Néant et Lumière. Un sourire étira ses lèvres, le drapeau tomba à terre. Puis son rire, trompette céleste, éclata dans la plaine, et la bête prit le galop.
Extase.



Texte personnel, tous droits réservés.