La maladresse de l’Ego

C’est au travail que j’ai eu une prise de conscience à propos de ce qu’on a coutume d’appeler « l’ego » dans les milieux dits spirituels.

Dans ces milieux, l’ego est un peu l’ennemi public numéro un, à attraper mort ou vif. Il est la cause de tous les maux, un véritable bouc-émissaire. D’ailleurs le terme « d’ego » est un terme fourre-tout : chacun en a sa propre définitio. Un vrai fantôme dont on murmure les méfaits, et dont personne ne connaît vraiment le vrai visage

L’ego, qu’est-ce que c’est ?

Les psychanalystes vous diront qu’il est une partie de nous-mêmes, celle qui permet au petit enfant à la psyché en cours de développement de dire « je ». L’ego est ce qui permet la séparation avec l’autre, il est intimement lié à la perception de l’individu qui se perçoit physiquement et psychiquement séparé de l’autre, qui se perçoit comme entité individuelle.

Quand on arrive dans les milieux dit spirituels, on a l’impression que l’ego, c’est un peu le boulet au pied qui empêche l’éveillé (individu conscient de la nature spirituelle de son être, de son essence) de s’élever vers les hautes sphères. Ego prêt à se dénigrer lui-même à travers une chasse aux sorcières portant son nom afin de continuer à subsister, mécanisme extrêmement fréquent.

Je n’ai jamais été d’accord avec cette chasse aux sorcières. Partir en croisade contre une partie de soi-même, quelle horreur ! Ce serait comme dire des choses horribles à l’un de ses bras, ou détester à chaque instant une mèche de cheveux. Les conséquences de cette traque sans merci sont nombreuses : culpabilité, honte, perte d’énergie, hyper-vigilance, absence de lâcher-prise, etc…

Notre esprit humain a parfois du mal à saisir le sens des choses. Sa manière de fonctionner le limite d’office dans la compréhension de certains processus, de certains concepts.

C’est au cours d’une formation de comportementaliste animalier que j’ai suivi que j’ai compris une chose fondamentale. Dans cette formation, nous apprenons que le comportement d’un animal n’est pas un problème : il EST, tout simplement. Il EST, et cette existence répond à une motivation, à un besoin, quel qu’il soit. Que le sens de cette existence nous échappe ne rentre pas en ligne de compte : le simple fait que ce comportement SOIT, le légitimise, c’est automatique.

Et donc appliqué à l’égo, ça donne quoi ?

Ca donne que l’ego donc, apparu durant la petite enfance, se perçoit comme le seul maître à bord de la personnalité de l’individu non-éveillé. Il s’assimile d’office au « je ».

Mais donc, où est la problème ?

Le problème est que l’ego s’assimilant d’office au « je » de l’individu non-éveillé, il va prendre « personnellement » et très à cœur toutes les blessures (blessures possibles car ayant comme point d’accroche des manques divers et variés) que l’enfant, puis l’adolescent, et enfin l’adulte, va recevoir au cours de son existence et des expériences qu’il va vivre.

L’ego, qui n’était donc à la base qu’un simple processus de séparation et de différenciation du jeune enfant par rapport à ses semblables, devient le socle de l’identité de l’individu. Mais ce n’est pas tout.

A cause des blessures reçues, l’ego va devenir bien plus que cela : il va se faire défenseur de cette même personnalité. Il va en devenir le chien de garde.

Mais nous parlions plus haut du comportement qui répond à un besoin et qui est légitime de par son existence même.

Si l’on transpose cela au concept de « l’égo », cela donne que l’existence de cette partie de nous-mêmes (qui a élaboré tout un tas de techniques de protection extrêmement habiles afin de garantir la survie psychique de l’individu) est légitime, et que cette existence répond à un besoin. Ce besoin est la survie affective, émotionnelle, psychique, physique… de l’individu. Ceci n’est que ma vision des choses, mais c’est pour moi le rôle qu’endosse l’ego au cours de la maturité de la personne.

Sa façon d’y répondre n’est pas forcément considérée comme très habile, certes. Les conséquences qu’entraînent ces mécanismes de protection sont parfois extrêmement toxiques, c’est vrai.

Mais l’ego fait de son mieux. L’ego est apparu durant la petite enfance : ma vision des choses est donc qu’il en a la capacité de réflexion, ainsi que la maturité. Imaginez-vous : c’est comme si un enfant de cinq ans essayait de toutes ses forces de vous protéger de ce qui vous fait mal, persuadé qu’il est vous ! Car c’est une caractéristique fondamentale de l’ego : il croit qu’il est la totalité de ce que vous êtes, la totalité de votre identité, identité qui n’est qu’une chimère faite de fumée…

Cette métaphore soulève deux choses :

La première vient mettre en lumière la chasse aux sorcières de l’ego des milieux dits spirituels dont je parlais plus haut. Traqueriez-vous et exposeriez-vous sur la place publique un enfant de cinq ans qui tente comme il peut de vous sauver parce que sa façon de faire n’est pas adéquate ? A méditer…

La deuxième, et c’est enfin l’explication de la prise de conscience eue plus tôt au travail dont je parlais plus haut, est que l’existence de l’ego chez l’individu éveillé répond à un besoin. Chez l’individu éveillé pourtant, l’on se dit que cette partie tellement maladroite, si terrestre, n’a plus de raison d’être, car coexistant avec quelque chose de si grand (l’ââââme) ! Hé bien à partir du moment où l’on comprend QUE L’EXISTENCE DE L’EGO EST INHÉRENTE A L’EXISTENCE DE BLESSURES NON RÉSOLUES, NON GUÉRIES chez l’individu, tout s’éclaire. Si cet enfant si maladroit qu’est l’ego ramène encore sa fraise chez une personne consciente de sa nature spirituelle (avec tout ce que cela implique), c’est que cela répond à une motivation, un besoin ! Vous vous rappelez du comportement de l’animal légitime de par son existence même ? Hé bien même chose pour l’ego : il est légitime, de par son existence même.

Il est aisé de constater l’énergie dépensée par l’ego. Certains sont enclins à considérer que cela est un test, une sorte de punition divine. J’ai pour ma part abandonné cette vision moyenâgeuse de la condition humaine dont raffolaient les Inquisiteurs pour tenir la plèbe en laisse.

Mais pourquoi donc l’ego continue d’exister en nous si cela nous mange autant d’énergie, nous rend aussi malheureux, etc etc…

Car tant qu’il y aura des blessures, il y aura l’ego. Tant que des choses seront à vif en vous, l’ego continuera d’endosser le rôle de chien de garde pour vous défendre. Tant que le petit enfant que vous étiez n’aura pas été câliné par la magnificence de votre essence spirituelle, il continuera d’envoyer son molosse pour repousser l’ennemi, fût-il intérieur…

En espérant que cet article vous amène un peu de paix et vous permette d’accéder à plus d’amour envers vous-mêmes… 🙂


Texte personnel
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Ni Dieu ni Maître

Pour le bras droit qui ne sait déceler, chez son propre dirigeant, les vices et les lacunes, devient alors un danger pour ceux qui partagent sa bannière. Sujet aux élans de dévotion et au manque de lucidité, il est tel l’aveugle parmi la foule. Pion inconscient d’être ballotté par les courants d’humeur de son suzerain, il en finit à devenir un double, ni tout à fait lui même, ni tout à fait un autre. Coquille vide, réceptacle soumis et en proie aux passions factices, il finira par s’éteindre, condamné à n’être que le pâle reflet du roi adoré, son âme mise échec et mat.


Texte personnel

L’heure du Choix.

      Nous sommes entrés dans une phase où c’est notre ténacité qui est mise à l’épreuve.
Il ne nous est pas demandé d’être fort, d’être spirituel, ou d’être parfait.
Aucune de ces qualités n’est sollicitée en ce moment.
La seule qualité sur laquelle nous sommes testés en ce moment est notre COURAGE. Avons-nous le courage de persévérer, avons-nous le courage d’honorer notre serment intérieur ? Il ne s’agit pas de force, il ne s’agit pas d’endurance, de compétences ni même d’intelligence. Il ne s’agit que de VOLONTÉ.

      Sommes-nous prêts, une nuit d’insomnie, à nous mettre devant le miroir, nos cernes déployées telles des bannières, et à nous promettre de ne plus vivoter, à nous promettre de tenir bon ?

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Petit trot…

Petit trot,
Tic-tac tic-tac…

La fesse tendre, le buste dressé !
Allez, au trot, mon bien-aimé !
Tic-tac tic-tac…

Sourires dans la pénombre du manège,
Comme deux adolescents jouant un arpège.

Débride ton rein ! et laisse toi porter,
Par cette monture faite d’airain et d’acier,
Oeil de feu et souffle de Cerbère.
N’aie pas peur, et rejoins-moi aux Enfers.

Le cuir grinçant et l’étrier clinquant
Me rappellent nos étreintes, mon bel amant.
Le bras ferme, la main caressante,
Les yeux clos, abandon à l’amante.

Former un cavalier, c’est apprendre à aimer,
Voir deux corps apprendre à s’épouser.
Et comme un chant d’amour lancé à l’obscurité,
Naseaux frémissants et volupté…


Texte personnel, tous droits réservés.

 

La quête de perfection, ce poison intérieur

C’est en fin d’année 2014 que je me suis éveillée à ma nature d’Indigo.
C’est une vidéo faite à partir de l’article « Êtes-vous un Indigo ? » de Laura Marie qui a provoqué mon réveil. J’ai tellement pleuré ! Mon âme se sentait enfin reconnue, je savais que je n’étais pas seule, que je n’étais pas malade. Comme le film du même nom, « le premier jour du reste de ma vie ». Une seconde naissance. Ou la vraie, allez savoir…

Une fois la profonde secousse émotionnelle passée, j’ai reconnecté ce que je venais de (re)découvrir avec mon passé, avec mon expérience, mon vécu. Avec ce nouveau regard, ce que j’appelle une nouvelle grille de lecture, j’ai tout repassé au crible. J’ai ré-envisagé tout mon passé avec cette nouvelle façon de voir les choses, et parmi les choses qui sont remontées à la surface, parmi les choses qui ont enfin pris du sens, l’une d’entre elle était cette quête insatiable de perfection.

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