Petit trot…

Petit trot,
Tic-tac tic-tac…

La fesse tendre, le buste dressé !
Allez, au trot, mon bien-aimé !
Tic-tac tic-tac…

Sourires dans la pénombre du manège,
Comme deux adolescents jouant un arpège.

Débride ton rein ! et laisse toi porter,
Par cette monture faite d’airain et d’acier,
Oeil de feu et souffle de Cerbère.
N’aie pas peur, et rejoins-moi aux Enfers.

Le cuir grinçant et l’étrier clinquant
Me rappellent nos étreintes, mon bel amant.
Le bras ferme, la main caressante,
Les yeux clos, abandon à l’amante.

Former un cavalier, c’est apprendre à aimer,
Voir deux corps apprendre à s’épouser.
Et comme un chant d’amour lancé à l’obscurité,
Naseaux frémissants et volupté…


Texte personnel, tous droits réservés.

 

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