Face à la mer

Tranquille, face à la mer, je respire. Calmement.
Et je me souviens.
Le passé se déroule devant moi comme la bobine d’un vieux film.
Doublement spectatrice. Le déroulement des vagues sous la pluie fait écho au déroulement de ce passé, ce passé qui me semble être celui d’une autre.

Le temps, les épreuves et les carcans ont laissé leur empreinte sur ce corps, cette partie d’être avilie à n’être rien de plus qu’un numéro dans un registre.

Et pourtant, jamais mon regard n’a paru aussi jeune. Aussi vivace. Tel un lierre fou qui viendrait craqueler le bitume de ce monde. Un souvenir émerge des profondeurs, celui de cette lueur de tison rougeoyant qui habitait mon coeur.
Désormais, libre de galoper comme un cheval fou, il est remonté à mon regard, et il danse devant vous, vaillant et insoumis.

A coeur corrompu, la vie est facile.
Mais à coeur indocile, soif d’Absolu.

Faites place, manants.
Il est temps.


 

Texte personnel tous droits réservés
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