Jeanne d’Arc

Elle arpentait la lande, emplie des odeurs de la dernière pluie. L’armure cliquetait, le cuir grinçait, le temps n’était plus qu’une ébauche d’un Irréel qui murmurait son nom à la bourrasque du nord.
Et c’est alors qu’elle écarta les bras, exposant sa poitrine à l’Un. Portée par son étalon, elle quittait la pesanteur physique, elle, le pur Esprit. Touchée en plein cœur. Le monde fut illuminé : elle était l’Originelle, chevauchant Pégase lui-même. Le souffle de la bête la ramenait à la Création du Monde, où tout était à la fois Néant et Lumière. Un sourire étira ses lèvres, le drapeau tomba à terre. Puis son rire, trompette céleste, éclata dans la plaine, et la bête prit le galop.
Extase.



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